jeudi 13 mars 2025

 Pourquoi des amendements aux projets de délibérations 2 et 3 proposées au CM du 6 Mars 2025 ?

Vous proposez au Conseil Municipal 2 projets de délibérations distinctes alors qu’elles répondent à la même situation : la nécessaire aide humanitaire d’une part vis-à-vis des otages israéliens encore entre les mains du Hamas et d’autre part vis-à-vis de la population palestinienne du territoire de GAZA confrontée à la destruction la faim le froid et le manque de soins. D’ailleurs, dans sa première version, plus de la moitié du second texte est un copier/coller du premier.

Si les montants proposés sont les mêmes, les aides nécessaires sont de nature très différente, face à des besoins qui ne sont absolument pas de même nature. Aide en direction de la branche française d’une organisation Internationale en ce qui concerne l’aide aux Gazaouis et en direction d’une association inconnue en ce qui concerne l’aide aux otages israéliens. Cette association par ailleurs a fait la une de la presse pour ses invectives envers la croix rouge française dont elle aurait dégradé locaux et véhicules.

Les textes introductifs proposés s’ils humanisent les otages israéliens, invisibilisent par contre les victimes civiles palestiniennes du conflit. Aucun bilan chiffré. Ils insistent sur la barbarie des terroristes du Hamas, mais passent sous silence la barbarie de la riposte génocidaire du gouvernement israélien. Non ce n’est pas une catastrophe naturelle qui nécessite l’intervention humanitaire de la croix rouge à Gaza. C’est la politique meurtrière du gouvernement d’extrême droite de B Netanyahu. La Cour internationale de justice a reconnu, je cite : « un risque sérieux de génocide » en soulignant « l'intention des autorités israéliennes de commettre des actes génocidaires, et un nettoyage ethnique contre la population palestinienne. »

Sachant que la Croix rouge participe à la libération des otages israéliens qui lui sont remis par le Hamas, et qu’elle participe à l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, nous proposons au Conseil Municipal de fondre ces deux délibérations en une seule proposant 7500 € à la Croix Rouge et 7500 € en faveur de Women Wage Peace et de Women of the Sun, deux associations qui œuvrent localement ensemble à établir la paix dans la région et entre les communautés, via le fonds d’urgence collecté par la Fondation de France.

Ces deux associations, qui font des femmes les actrices de la paix, sont réunies autour d’une cause commune : établir la paix dans la région et entre les communautés.

Présentation de Women Wage Peace

Fondée en 2014, Women Wage Peace (WWP) est le plus grand mouvement populaire en faveur de la paix en Israël. L’association est composée de 45 000 femmes qui agissent dans l’objectif de rétablir la paix, instaurer la confiance au-delà des clivages et mettre fin au conflit israélo-palestinien.

Présentation de Women of the Sun

Créée en 2021, Women of the Sun vise à atteindre toutes les femmes de la communauté palestinienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, à Jérusalem et dans la diaspora, et à leur donner les moyens d’agir sur le plan politique et économique. L’organisation déploie des actions complémentaires en fonction de la situation des femmes : formation au leadership politique, éducation aux droits, levée des freins économiques, politiques et sociaux...

Up date après le Conseil municipal du 6 mars :
L'amendement a été voté, et rejeté par la majorité municipale.

lundi 17 février 2025

Tribune de mars, les établissements scolaires sous contrat

 Encore un ministre de l’Education Nationale qui préfère confier ses enfants à un établissement privé confessionnel !

Après Stanislas, voici Notre Dame de Betharram. Qu’attendent les parents quand ils font ce choix ? Plus de rigueur peut être, un entre soi sans doute. Cependant, face aux accusations de violences psychologiques, physiques ou sexuelles commises par leurs éducateurs sur des mineurs, l’omerta et le déni sont là. 

Que risquent les établissements qui dérogent au contrat dont ils profitent : prise en charge des salaires enseignants par l’état et contributions financières des collectivités locales. Les contrôles sont rarissimes : 5 par an pour 7500 établissements selon un rapport parlementaire de 2024. Il est arrivé que les contributions publiques soient maintenues après un rapport accablant. 

Au-delà des scandales, cela nous révèle le regard posé sur l’enfance par nos institutions. Pas de ministère dédié, mais la création d’un poste de haut commissaire sans budget à ce jour, et une proposition de loi « autoritariste » qui nie la primauté de l’éducatif sur le répressif ce qui depuis 1945 fonde la justice des mineurs. Cherchez l’erreur!


jeudi 23 janvier 2025

Tribune de février : Le budget vert

 Le budget vert, de quoi s’agit-il ? 

Il sert à évaluer l’impact du budget sur la transition écologique. C’est une nouvelle présentation des dépenses de fonctionnement et d’investissement qui révèle leur impact environnemental. Elles sont qualifiées de favorables, neutres ou défavorables. 

Pour quoi faire ? Le but est de mieux intégrer l’enjeu environnemental dans le pilotage des politiques publiques et de faciliter la planification écologique à l’échelle nationale. 

Dès 2025, un état annexé aux comptes 2024 de la municipalité doit être publié. Une soixantaine de responsables de collectivités locales ayant déjà testé le budget vert ont été questionnés : 

« l’exercice est réalisable et utile, pour sensibiliser les élus et les services. Il incite chaque direction à se questionner sur ses décisions et sur les moyens d’intégrer la transition écologique. ». 

Il ne s’agit pas uniquement de caractériser les dépenses mais d’introduire une culture climatique chez les agents et les élus, pour disposer d’un outil d’aide à la décision politique. Beau programme à l’ordre du jour de notre commission écologie (agenda 2030) dont nous sommes sans nouvelle.

samedi 4 janvier 2025

Tribune de janvier 2025

 2024 s’est achevée. 

La ville bouge et se construit. 

2025 commence avec ses palissades de chantier. On a peur d’être envahis par le béton, peur de voir les plus défavorisés d’Alfortville nous quitter pour trouver logement plus loin, moins cher. 

La croissance d’une ville est un processus complexe qui doit envisager l’ensemble des besoins quotidiens de la population existante et nouvelle. L’indispensable bifurcation écologique milite pour la densification. 

Quelle densification pour quelle performance sociale et énergétique quel mieux vivre ? Jardinage et bien être animal ne sont pas les critères d’une transition écologique réussie. Pour chaque appartement nouveau, prévoir les besoins en service public en transport en centre de santé en école en commerce. Selon les projets immobiliers et la sociologie des nouveaux venus, il faut organiser leur accueil au sein de la population existante, éviter les ghettos et les condominiums fermés. 

Le budget 2025 sera structuré pour mieux révéler la performance écologique des dépenses et des investissements. Nous le demandons depuis 4 ans. C’est maintenant imposé par la loi. 

A quand le début des travaux de notre commission de la transition écologique, décidée il y a 1 an, et qui ne s’est pas encore réunie pour travailler ?

mercredi 4 décembre 2024

Tribune de décembre 2024 : Le SEDIF

 En 2023 se sont tenues des réunions de concertation autour du projet du SEDIF, un système onéreux, énergivore et polluant pour produire notre eau potable. 

Le SEDIF a choisi Véolia et son système d’OIBP qui fournit une eau trop pure pour être consommée et remet dans nos rivières les polluants qu’elle a su en extraire !! 

L’eau obtenue, doit subir une reminéralisation pour être consommable. Le projet se poursuit, après un "ripolinage de communiquant", contre l'avis du débat public et de l'ensemble des acteurs franciliens de l'eau. « la poursuite du projet est confirmée sans attendre l’actualisation des études programmées suite au débat public. » (Source CNDP) : dialogue de sourds. 

Pourtant, un grain de sable pourrait faire dérailler cette mécanique. Selon Médiapart, des membres de la Cour des comptes ont fait un signalement auprès du Parquet National Financier pour dénoncer les irrégularités qu’ils ont constatés dans l'appel d'offres. Chargés de superviser cette procédure au sein du Sedif, ils ont démissionné avant la fin et sont retournés dans leur administration d’origine estimant qu’ils n’ont pas eu les moyens de réaliser leur mission...

dimanche 3 novembre 2024

Evacuation des "Chronopost"

 Monsieur le Maire, Monsieur l’adjoint aux solidarités,

Nous avons appris avec stupeur l’évacuation brutale du piquet de grève des travailleurs sans papiers de Chronopost.
La presse dit « dans le calme » … effectivement, avec responsabilité, personne ne s’y est opposé physiquement.
C’était néanmoins brutal et choquant.
Choquant parce que  pris par surprise, personne n’a été prévenu de l'ultimatum posé par votre arrêté…
Brutal parce que les occupants dont certains étaient déjà sur leur lieu de travail n’ont pas eu le loisir de protéger leurs effets personnels, effets de valeurs, argent, papiers. Des travailleurs dits « sans papier » ont par nécessité plus de papiers divers indispensables que vous et nous.
Nous aimerions avoir tous les renseignements que vous pourrez nous donner
- Sur la nécessité de l’urgence de cette évacuation : pourquoi un ultimatum au 31 Octobre 2024 à 6h du matin dans un arrêté signé le 28 Octobre 2024.
- Sur la nécessité de requérir aussi vite le concours de la force publique auprès de la préfète du Val de Marne
- Sur les modalités de publication de cet arrêté qui, selon son article 3 a été publié électroniquement
- Sur les mesures qui ont été prises pour prévenir les intéressés comme indiqué au même article3.

L’arrêté est signé par vous, Monsieur le Maire, et promet dans son article 2  « les occupants en situation de vulnérabilité, se verront proposer des solutions d’hébergement »
Quelles solutions leur ont été proposées et par qui?

Cette opération, initiée par un arrêté signé de votre main, tombe malheureusement dans un contexte particulier d’offensive de l’extrême droite et de la droite extrême que représente notre nouveau ministre de l’intérieur.
Nous aurions attendu de votre part moins de diligence pour satisfaire les injonctions inhumaines de notre ministre de l’intérieur.
Si pour une raison que vous voudrez bien nous donner vous avez été dans l’obligation de faire procéder à cette évacuation, nous nous serions attendus à vous trouver personnellement sur le terrain pour veiller à ce que les choses se passent avec un minimum de concertation et d’humanité.
En particulier, leur laisser un délai suffisant pour mettre leurs effets personnels a l'abri.
Nous lisons dans la presse que selon l’expression de votre cabinet, « vous êtes dans les clous » et que s’il y a eu « un trou dans la raquette, cela ne vient pas de vous ». Etre dans la légalité ne signifie nullement qu’on soit toujours légitime dans notre action.

Les élus de Par Nous Mêmes
François Tronche
François Des brosses
Armelle Namy

samedi 26 octobre 2024

Tribune de novembre 2024

 Blessée par le manque de respect des votes, illustré magistralement par le gouvernement Barnier, la démocratie est à réinventer. Commençons à la base, la commune, une échelle à laquelle peut s’exprimer une démocratie directe impliquant les habitants dans des discussions ouvertes et des décisions communes. 

Naples, Barcelone, Poitiers, l’idée d’un « communalisme » fait son chemin. Que d’occasions ratées ici d’animer et faire vivre la démocratie. Silence total sur la production de l’eau potable à Alfortville, quasi confidentialité sur les enquêtes publiques concernant l’urbanisme, absence de discussions sur l’évolution du site Sanofi, etc. 

Où sont les réunions publiques, les débats communs ? Depuis quatre ans, Poitiers organise des assemblées citoyennes et populaires où élus, agents et habitants débattent et décident ensemble. 

Attention, ce ne sont pas des ersatz de démocratie, des réunions d’information top-down, mais l’envie de redonner une place aux habitants dans la décision municipale. 

Face aux défis sociaux et écologiques qui sont devant nous, un peu d’innovation n’est peut-être que du bon sens. Alors, on s’y met ? Vive la Commune !

jeudi 3 octobre 2024

Tribune du mois d'octobre 2024

 Notre dernier monarque a révélé avec talent les pires défauts de la 5ème république. Au service des mondes économiques et financiers il a su utiliser, comme personne avant lui, les travers les plus antidémocratiques de notre constitution, pour servir l’intérêt de peu contre l’intérêt commun. 

Cette constitution privilégie le marketing politique au détriment des convictions, promeut des potentats locaux et nationaux au détriment des programmes, confisque le pouvoir des citoyens au profit de représentants inféodés à des appareils qui privilégient leur survie au détriment de leurs idéaux, de leurs convictions. 

On assiste à une fin de règne, les jours de la 5ème république sont comptés. Malheureusement, le travail est fait : services publics exsangues, protection sociale en danger, droit du travail détricoté. Comme plus tôt dans l’histoire, ce cortège d’incertitude, d’anxiété fait le jeu des forces brunes, celles de l’autoritarisme et de la haine. 

En juillet dernier, nous avons eu un sursaut qui a amené un espoir. Espoir étouffé dans l’œuf par les manœuvres qu’on sait. Ne baissons pas les bras !! Union, Union, débat, débat, démocratie écologie, solidarité ! A quand la 6ème ?

jeudi 26 septembre 2024

Question orale - L’accueil de la petite enfance à Alfortville - Conseil Municipal du 26 Septembre 2024

Monsieur le Maire, cher.es collègues,

 

Quelle est la situation de l’accueil de la petite enfance à Alfortville dans le secteur privé ?

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées. La marchandisation du service à la personne peut faire des ravages.

 

A Alfortville sont implantés un certain nombre d’établissements privés d’accueil de la petite enfance, dont certains appartiennent à de grands groupes nationaux ou internationaux.

C’est le cas du « Petit Chaperon Rouge » une filiale du groupe international Grandir, de « la maison bleue » un groupe dont les actionnaires BPI et Towerbrook sont des acteurs des marchés financiers et de Babilou, un réseau international d’éducation.

 

Notre députée Isabelle Santiago a été rapporteure d’une mission flash sur Les perspectives d’évolution de la prise en charge des enfants dans les crèches. Ce rapport met au jour un certain nombre de défaillances, en particulier le défaut de contrôle du fonctionnement des structures du point de vue pédagogique et du point de vue financier.1

 

La responsabilité des contrôles incombe à la Protection Maternelle et Infantile dépendant des services départementaux. Cependant, conformément à l’article L2324-1 du code de santé publique2, l’autorisation d’ouverture des crèches est du ressort du représentant de l’état dans le département, mais avec l’avis du Maire de la commune. Sur quels renseignements et selon quelle procédure avez-vous délivré votre avis lors de l’ouverture des crèches privées d’Alfortville ?

 

D’autre part des opérations de contrôle sont censées être diligentées par la PMI Avez-vous eu connaissance des rapports de contrôles publiés au cours de la mandature ?

Si oui, des problèmes ont-ils été soulevés ?

 

Ne pensez-vous pas que la ville d‘Alfortville, ville amie des enfants, devrait devancer la réglementation en travaillant avec la PMI et la CAF à rendre les contrôles plus réguliers et plus qualitatifs (des expérimentions dans ce sens sont en cours à Annecy3) et en rendant par exemple obligatoire dans les structures associatives ou privées la constitution d’un conseil de crèche comme cela existe déjà dans les structures publiques de la ville ?

 

1 Recommandation n° 46 : les rapporteures recommandent l’obligation pour toutes les structures opérant dans le champ de la petite enfance sur le territoire français de disposer d’un conseil de crèche élu annuellement.

In rapport d’information AU NOM DE LA DÉLÉGATION AUX DROITS DES ENFANTS : Les perspectives d’évolution de la prise en charge des enfants dans les crèches

2 Code de la santé Article L2324-1 : Si elles ne sont pas soumises à un régime d'autorisation en vertu d'une autre disposition législative, la création, l'extension et la transformation des établissements et services gérés par une personne physique ou morale de droit privé accueillant des enfants de moins de six ans sont subordonnées à une autorisation délivrée par le président du conseil départemental, après avis du maire de la commune d'implantation.

3 Recommandation n° 45 : les rapporteures préconisent de généraliser l’expérimentation de contrôle conjoint des PMI et des Caf qui a eu des résultats positifs en Haute-Savoie.

In rapport d’information AU NOM DE LA DÉLÉGATION AUX DROITS DES ENFANTS : Les perspectives d’évolution de la prise en charge des enfants dans les crèches 

samedi 7 septembre 2024

Tribune de septembre 2024

 La récente victoire du Nouveau Front Populaire lors des élections législatives est un tournant pour la démocratie en France. Ce mouvement, porteur d’espoir et de changement, a su mobiliser des voix qui réclament la justice sociale, l'égalité et la planification écologique. 

Lucie Castets, proposée comme 1ère ministre, incarne cette volonté de renouveau et d’écoute des préoccupations des Français, mais le refus du président Macron de la nommer soulève de graves interrogations sur la santé de notre démocratie. 

Ce déni de démocratie n’est pas anodin : il témoigne d’un décalage entre les attentes citoyennes et les décisions prises au sommet de l’État. 

Les Alfortvillais, comme partout, ressentent cette déconnexion grandissante d’avec un pouvoir qui semble ignorer leur voix. Il est donc important que les élus locaux s’engagent pour défendre la volonté du peuple et des alfortvillais et favoriser un dialogue inclusif. La démocratie se nourrit des choix du peuple et du respect mutuel entre les institutions et les citoyens. 

Ensemble, faisons entendre notre voix pour que chaque opinion compte et que le changement souhaité devienne réalité.

jeudi 4 juillet 2024

Tribune de juillet

 Au moment où on écrit cette tribune, nous ne savons pas qui, de la nouvelle peste bleu-brun ou du Nouveau Front Populaire a remporté nos suffrages. Quoiqu’il sorte des urnes, nos voix se feront entendre, rien ne pourra être pareil, rien ne se fera plus sans nous. 

Soit on rentre en résistance et en désobéissance face à la préférence nationale et son cortège autoritaire et liberticide, soit on réveille la gauche pour que ce Nouveau Front Populaire (et tous ses signataires) respecte ses engagements. 

Les 15 premiers jours de rupture, l’urgence de la paix, paix en Ukraine, en Palestine et retour du dialogue en Kanaky-Nvelle Calédonie. 

La mise en chantier d’une 6ème République qu’on fera moins vulnérable face aux egos, aux carrières et aux ambitieux, en redoublant de vigilance et d’intransigeance face à toutes les formes de racisme, à toutes les formes de discrimination. 

On se réveille à Gauche pour reconstruire nos services publics, santé, éducation, justice, police. 

On entame la planification écologique pour enfin habiter la planète en étant respectueux du vivant. 

Quoiqu’il arrive, l’avenir est entre nos mains, il sera ce qu’on saura en faire

mercredi 5 juin 2024

Tribune de juin : Les "chronopostes"

 Depuis décembre 2021, le piquet de grève des Chronopost d’Alfortville nous rappelle l’exploitation moderne du travail par des entreprises sans scrupule. C’est d’autant plus choquant quand, in fine, les entreprises qui en bénéficient sont d’anciens services publics. 

Les grévistes et leurs soutiens reprochent à Chronopost de sous-traiter en cascade les livraisons à des sociétés qui emploient des personnes sous le salaire minimum légal en profitant de leur statut précaire. Chaque fois que le droit du travail est impunément bafoué cela menace l’ensemble des travailleurs.  

D’autres sans-papiers, en situation similaire les ont rejoints. Ensemble, ils demandent la régularisation de leur situation puisqu’ils travaillent. La préfecture les fait lanterner. Sur 200 dossiers prêts, seuls 32 ont pu être déposés il y a un an. La préfecture, semble-t-il débordée, n’accorde plus de rendez-vous. Pour ces 32 personnes, 15 ont vu leur situation régularisée, 9 dossiers attendent encore d’être examinés. 

La préfecture refuse toute nouvelle discussion. 

Face à ce refus inacceptable, nous les soutiendrons jusqu’au bout.

lundi 3 juin 2024

Gazette Par Nous Mêmes Spéciale Législatives

 Gazette Numéro 7 sur le Programme du Nouveau Front Populaire