Depuis décembre 2021, le piquet de grève des Chronopost d’Alfortville nous rappelle l’exploitation moderne du travail par des entreprises sans scrupule. C’est d’autant plus choquant quand, in fine, les entreprises qui en bénéficient sont d’anciens services publics.
Les grévistes et leurs soutiens reprochent à Chronopost de sous-traiter en cascade les livraisons à des sociétés qui emploient des personnes sous le salaire minimum légal en profitant de leur statut précaire. Chaque fois que le droit du travail est impunément bafoué cela menace l’ensemble des travailleurs.
D’autres sans-papiers, en situation similaire les ont rejoints. Ensemble, ils demandent la régularisation de leur situation puisqu’ils travaillent. La préfecture les fait lanterner. Sur 200 dossiers prêts, seuls 32 ont pu être déposés il y a un an. La préfecture, semble-t-il débordée, n’accorde plus de rendez-vous. Pour ces 32 personnes, 15 ont vu leur situation régularisée, 9 dossiers attendent encore d’être examinés.
La préfecture refuse toute nouvelle discussion.
Face à ce refus inacceptable, nous les soutiendrons jusqu’au bout.